Tout les ramène à leur enfant. Le moindre bruit. La moindre douleur.
Il vit, il est là. En elle, les seins plus tendus que jamais.
Les semaines ont passées. Les yeux humides, noyés entre lassitude et determination. Faire l'amour, par obligation. Une croix sur le calendrier, tel jour à telle heure ils devront s'assembler, désireux ou pas, il n'y a plus de place au hasard. Un an et demi de tourmantes. De questionnements. De deceptions. Sans diagnostic, sans explitions. Son ventre reste desesperement vide, creux. Il n'ya plus de permis de croire, les mots sont aussi violent qu'un coup de massu dans le dos: FIV.
Ca sera leur seule impasse, le seule moyen de faire naître cet enfant si désiré. De le concevoir. Entre piqûre, fatigue, diagnostic, le fruit de leur amour sera conçut. Mélange de colère et de dégoût au bord de leur lèvres.
Pourtant, par une nuit banale et sans saveurs, la vie a prie le dessus. Les corps embués s'entrechoquent sous les draps, sans réels espoir. Et pourtant, en ce 17 octobre la conception eu lieu. Miracle de la vie. Miracle de la percéverance.
31 octobre, le jour de la délivrance. Le test positif annonce la fin d'un acharnement psychologique et médical. Le combat du couple infertile prend fin. L'embryon est là, accroché à la parroie de la future mère. Ce n'est qu'un amats de cellules sans visage et sans peau. Mais peu importe, c'est leur enfant.
1mois et dem déjà que leur crevette a pris place. Dans les cabinets médical on évoque le miracle, l'impensable. Leur futur bébé n'est autre qu'un bébé miraculeux, conçut naturellement sans éprouvette et injection de sperme programée. Dans une nuit d'amour, où l'intention n'etait plus d'offrir la vie mais de s'unir simplement, sans arriere pensées.
Bébé miracle bien trop petit pour un mois et demi de gestation. Minuscule, à peine visible. Une crevette malicieuse, qui fait trembler les mains, pincer les lèvres et humidifier les yeux. "Il y a peu d'espoir, visiblement l'embryon ne se développe plus". Les mots s'entrechoquent dans leurs tête, mais ils ne comprennent pas ce que veux leur dire le medecin. Ils refusent de comprendre. Pendant dix jours, l'espoir les uniera plus que jamais. Chaque tiraillement dans le bas ventre sera un espoir, chaque douleur dans la poitrine les fera croire encore en leur bébé miracle. Bébé miracle, il porte bien son nom, il doit le porter jusqu'au bout.
Le couple se sert les coudes. Ils vont l'avoir leur bébé soleil en juillet. Elle aura un gros bidon au mois de juin, en janvier ils le crieront sur tout les toits, en février ils pourront ecrre son nom dans la neige...
L'espoir a bout des levres, au bord du coeur,
L'incertitude au creux du ventre,
Le verdict sera donné le 6 décembre. La sentance claquera dans leurs oreilles fébriles, et leurs yeux se brouilleront de tristesse ou de joie.
Juillet 2009, seront ils trois?